
Pourquoi la cuisson par UV est un véritable atout pour l’automatisation textile
Pensez au parcours d’un rouleau de tissu brut jusqu’à obtenir une chemise finie. Beaucoup de choses se passent en coulisses, mais ce sont les lampes à cuisson par UV qui jouent le rôle principal. Elles permettent toutes les réactions chimiques et traitements de surface nécessaires pour maintenir ensemble tous les éléments du tissu.
Le meilleur aspect ? On peut désormais se passer de ces fours thermiques volumineux et lents. Au lieu d’attendre que la chaleur sèche le tissu, on utilise la polymérisation. Ce processus se produit presque instantanément.
Adapter la puissance correctement
Lorsqu’on travaille avec une ligne automatisée, la cohérence est essentielle. On ne peut pas avoir certains endroits déjà cuits tandis que d’autres restent encore humides. On vérifie généralement la puissance en mW/cm² appliquée sur le tissu pour s’assurer qu’elle soit optimale.
Il est tentant d’augmenter la puissance pour accélérer le processus, mais cela signifie également plus de chaleur. Si on n’est pas prudent, on risque de brûler les fibres synthétiques. Il faut donc trouver un équilibre entre la puissance des lampes et la vitesse de transport du tissu, afin que celui-ci ne se déforme ni ne fonde.
Les équipements et l’installation
Selon le type de travail, on utilise soit des lampes à vapeur de mercure, soit des LED. Dans tous les cas, ces lampes sont placées dans des boîtiers protégés. Pourquoi ? Parce que personne ne veut être exposé directement aux rayons UV.
L’installation électrique peut aussi présenter des difficultés. Il faut veiller à ce que le système puisse gérer des charges élevées sans causer de perturbations ailleurs dans l’atelier.
Lorsqu’on remplace les anciens équipements par de nouveaux, on se concentre sur deux points : l’espace nécessaire et la capacité du système à rester froid. Les systèmes refroidis par air sont parfaits, car ils sont faciles à installer. Mais si l’on travaille avec des adhésifs épais ou des revêtements qui nécessitent une grande quantité d’énergie, il faudra recourir à des systèmes refroidis par eau. C’est la seule façon d’obtenir l’intensité nécessaire sans endommager le tissu.
Où cela se passe réellement
Dans une chaîne de production réelle, ces lampes remplissent trois fonctions principales :
*Séchage de l’encre : Elles permettent de sécher les impressions numériques sur place. Pas de taches, pas de désordre.
*Revêtements : Elles permettent de fixer les couches imperméables ou ignifuges.
*Adhésifs : Elles permettent de souder les coutures ou de fixer rapidement les vinyles isolants.
Le plus grand avantage est l’espace économisé. On peut se passer de ces tunnels de séchage de 20 mètres de long qui occupent la moitié de l’espace disponible. Les coûts énergétiques diminuent, le temps de traitement est réduit, et l’usine semble beaucoup moins bondée – à condition que le système de refroidissement puisse gérer la chaleur dégagée par les lampes.